Dissonances

Dissonances
Trois fois par mois, histoire de voir les choses autrement, sous un autre angle ou dans une autre perspective, nous ferons, ensemble, un pas de côté pour prendre le temps d’écouter des parcours de vie vécus par des gens comme vous et nous, des témoignages d’histoires qui ne laissent de traces que dans la mémoire des leurs, des voix dissonantes, des voix d’hommes et de femmes, qui portent un éclairage différent sur nos rêves.

 

••• émission mensuelle :

  • première diffusion le 4ème mardi du mois à 18h00.
  • deuxième diffusion le mercredi suivant à 8h15.
  • troisième diffusion le samedi suivant à 16h00.

VINCENZO VECCHI

émission du 24/11/2020 nombre de lectures : 21 lectures

NI PRISON, NI EXTRADITION

VVNI PRISON, NI EXTRADITION

POUR VINCENZO VECCHI

Vincenzo Vecchi, citoyen italien, participe en 2001 aux manifestations du contre sommet de Gênes durant lequel des affrontements violents ont lieu.

En 2012 un procès le condamne, sans aucunes preuves,  à 13 années de prison pour « dévastation et saccage », sur la base d’une loi prise sous Mussolini.

Pour éviter la prison, il s’exile en France, pays des Droits de l’Homme. Et là, la police  française l’arrête. Vincenzo risque d’être renvoyé en Italie pour y purger cette peine qui se base sur une loi rétrograde, désuète et fasciste, alors que les faits qui lui sont reprochés ne sont même pas condamnables dans notre pays……

Pourquoi la France bafouerait-elle ses valeurs, et se soumettrait à un article du code Rocco de 1930, une loi adoptée sous le régime italien de Mussolini ?

C’est ce que Dissonances vous propose de  tenter de comprendre pendant une heure en compagnie d’Anne, de Jules et d’autres membres du Comité de Soutien à Vincenzo Vecchi….

 

Et pour aider concrètement Vincenzo Vecchi, voici divers liens :

 

Pour rentrer en contact avec le Comité de soutien :

https://www.comite-soutien-vincenzo.org/

 

Pour signer la pétition :

https://www.comite-soutien-vincenzo.org/actualites/signez-la-petition/

 

Pour soutenir financièrement :

https://www.comite-soutien-vincenzo.org/actualites/soutien-financier/

 

Pour suivre sur facebook :

https://www.facebook.com/soutienvincenzo/

 

Pour suivre sur Youtube :

https://www.youtube.com/channel/UC1Rk8YmFoloLzpwu6ixTP5w

 

Couleur musicale :

Potrai, Gianmaria Testa

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PAROLES DE PAYSAN-NE-S

émission du 27/10/2020 nombre de lectures : 344 lectures

Émilie Bel, Renaud David, Maxime et Benoît Espinasse

Dissonances tend ses micros à des paysans du sud de la France.

-Renaud David a son élevage ovin sur le Causse Méjean, en Lozère et vise un idéal qu’il est en train d’atteindre ;

- Emilie Bel, après plusieurs années dans l’animation auprès des personnes âgées, se prépare à rejoindre son frère pour travailler sur l’exploitation familiale, dans le sud Aveyron , et continuer l’œuvre de son père, un pionnier du bio en Aveyron.

- Maxime Espinasse, jeune adolescent encore dans un lycée agricole, va reprendre les rênes de la ferme familiale, située sur le Causse Comtal, et devinir ainsi la quatrième génération à poursuivre le travail des ancêtres. Benoît, son père nous dit ce qu’il en pense.

Pour les uns, c’est la liberté qui prime, pour certains c’est la poursuite de l’œuvre familiale, et  pour d’autres c’est la recherche d’un équilibre entre ce qu’attend le consommateur et les dures réalités et contraintes de ce métier.

Leurs mots, leurs silences, leurs doutes,  témoignent de leur amour de ce qui est plus qu’un mêtier, un choix de vie.

Cette émission est diffusée sur Radio Saint Affrique mardi 27 octobre à 18h, mercredi 28 octobre à 8h et samedi 31 octobre à 16h.

 paysans

Couleur musicale :

Quoi de plus beau, Lilian Renaud

L’agriculteur, Ridan

Ici, Gilbert Lafaille

Tête en l’air, Jacques Higelin

 

2 commentaires

  • par : Chantal le : 11/11/20 à 14:25

    Merveilleuse émission, merci pour tous ces témoignages.
    Des personnes très humaines !! Oui c'est ça la vie !!
    Merci l'interviewer !

  • par : Jane Herve le : 24/11/20 à 10:42

    LA PAROLE OUBLIÉE DES VRAIS PAYSANS
    23 NOVEMBRE 2020
    Rédigé par Jane Hervé et publié depuis Overblog

    http://leguedelange.over-blog.com/2020/11/la-parole-oubliee-des-vrais-paysans.html

    Et nous, les Zurbains ? SI nous pouvions enfin entendre des voix autres que celles des intelllectuels compassés… Ecouter les voix trop rares sur les ondes de ceux et de celles qui, si souvent invisibles, remplissent pourtant nos estomacs de façon éthique et écologique. Celles des paysans ! Des voix troublantes avec des accents de rocaille, avec des sourires de prairies, avec des mots qui coulent comme des ruisseaux. Tel est l’objectif de josef Ulla dans son émission Dissonance (1) On y entend des paysans du sud de la France qui voient et vivent différemment (en bio, comme on dit). Il y a leurs mots, leurs silences, leurs doutes, tous témoignent de leur amour de ce qui est plus qu’un métier mais un véritable choix de vie. « Ils ont « de la terre dans les cœurs », comme le chante Lilian Renaud. Ils existent encore, ces paysans qu’on oublie trop (on en voit rarement à la télé !), mais qui sont (ou essayent de l’être) anti-pesticides-fongicides-herbicides. Ce sont des vies si différentes, si méconnues et pourtant si fondamentales. Ils ont refusé et refusent l’agroindustriel, privilégient la qualité des sols, des productions de viande et de lait mais ausside leur propre vie. Eux, ils respectent notre avenir d’humain. Pour certains, c’est la liberté et la nature qui priment ; pour d’autres c’est la poursuite de l’œuvre familiale ou la recherche d’un équilibre entre l’attente du consommateur et les dures contraintes d’un métier qui a tant changé lors des dernières décennies. Ecoutons-les ces êtres qui en ont « ras le bol du béton et des néons qui brillent », Là aucun gamin ne s’éclate à l’alcool. Ils retournent à l’essentiel et vivent loin sur la colline. Là-bas, il n’y a pas de HLM cages à poules : dans les clapiers on met des lapins (chanson de Gilbert Lafaille).
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    J.H.
    ***
    Renaud David possède des brebis sur le Causse Méjean (Lozère). Il vise un idéal qu’il est en train d’atteindre : « Je préfère aller au fond des idées ». Après avoir tenté le travail social (soins palliatifs) et l’écologie, Renaud suit un module d’initiation à la vie pastorale. Il est berger à 24 ans à l’année (11 mois et demi sur 12), avant de monter un troupeau de 25 brebis. Avec d’autres bergers, il veut vivre dehors. Sa pastorale à lui ! Il trouve une ferme « sursaturée » dans un climat rude avec des brebis laitières. Il comptait arrêter le lait et passer en viande. Il est devenu éleveur, a des chèvres. Exit les laitières. Il construit un nouveau bâtiment. Financier très dur. Seul sur terre en 2013 - 2014. « J’ai des idéaux », persiste-t-il avant de passer au bio en 2015. Il trouve des alpages et élève des agneaux « à l’herbe » avec le lait de la mère. « Je rêve ici sauf 4 mois de l’année pour transhumance ». Ses brebis ne sont plus en bergerie, « elles sont naturelles ». Dans ses 60 ha, Renaud organise des rotations de céréales et fait du foin. Il a dû acheter 100 tonnes de foin à cause de la sècheresse. Au printemps, il aura 200 agneaux dans les prés. Le but de Renaud : rentrer du foin, conduire les brebis dans le sud pour manger de l’herbe et passer ainsi « en plein air intégral». Tout à l’herbe et hors bâtiment. Il lui faut 9 ans pour transformer sa ferme. Malgré ses incroyables efforts, il précise : « Je vis sous perfusion de la PAC : 70% du CA vient de la PAC. J’aimerais passer sous 50% dû aux aides. Il se sait « aidé par les concitoyens français » et il en tire loyalement une éthique : « On doit répondre à la qualité de ce qu’ils consomment… »

    Emilie Bel, elle, est poussée par un sens aigu de l’appartenance familiale au monde paysan ! Elle a d’abord travaillé dix ans en Ehpad auprès des personnes âgées, mais va rejoindre son frère pour travailler sur l’exploitation familiale (sud Aveyron) et continuer l’œuvre de son père à la retraite, un pionnier du bio en Aveyron. Là est l’avenir : « manger local, regarder ce qu’on mange, faire attention, ça peut faire repartir le bio et les petits agriculteurs ». La ferme à « dominante brebis » appartenait à son arrière-arrière grand-père. Ils travaillaient pour la fromagerie de Roquefort qui trouve désormais « dur de collecter le lait ! Ado, Emilie hésitait entre le médical et l’agricole. « La ferme, elle ne changera pas », a dit son « papa » qui la laisse expérimenter le social: « Puis je me suis lancée dans la ferme. Ce n’est plus de père en fils, mais en fille » ! Elle fait des études dans lycée agricole pour toucher ses aides. Seuls deux ou trois des quinze élèves ont déjà « le nez dans une ferme ». Aujourd’hui « être agriculteur, c’est pas que conduire un tracteur ou faucher, c’est aussi la gestion ». Elle choisit aussi le Bio option polyculture agriculture-élevage. Son "papa" était « le premier à se lancer dans le bio» ici :« Si t’es pas rentable, tu peux couler » ! Aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux : « Il y a de l’avenir dans le bio ». Elle va donc remplacer le père et travailler pour la reprise avec son frère. Emilie compte un an de formalité administrative et de RV avec la Chambre agriculture, car elle demande les aides pour s’installer. Elle veut moderniser la ferme, « Moins costaud que (son) frère », elle prendra la relève le temps des vacances. Tous tiennent à une « qualité de vie » conciliant les périodes avec beaucoup de travail, puis les étés plus calme, etc.. Elle est en accord avec frère sur leur vie personnelle et veut passer du temps en famille (son garçon, ses deux neveux). Leurs conjoints les soutiennent moralement. Emilie précise : « On continue ce qu’a fait l’arrière grand-père. On est fier de se dire qu’on en est la 4ème génération, elle fonctionne toujours… Son père a deux enfants qui reprennent la ferme : « N’importe quel parent serait fier », conclut-elle.

    Maxime Espinasse adolescent est encore dans un lycée agricole où on parle désormais de la conservation des sols, de faire attention aux produits chimiques. Depuis tout petit, il aime le contact des animaux et de la nature. Il va reprendre les rênes de la ferme familiale sur le Causse Comtal : c’est la quatrième génération à poursuivre le travail des ancêtres. Le jeune Maxime aimerait que les fermes restent petites et familiales, qu’elles fassent de la vente directe. Cependant l’avenir est sombre car « la ville approche, les habitations avancent et les champs se réduisent.
    Son père Benoit lucide est aussi plus pessimiste : « On arrive à un point de non-retour. » Il est fier que la ferme perdure et que ce jeune suive, car il y peu de reprise d’exploitation et une désertification des espaces. Ayant peu de voisins, se retrouvant seul, cela devient « compliqué pour l’entraide ». Ainsi l’avenir en Aveyron ne va pas dans le bon sens. L’agriculture ne se fait pas tout seul et subit le poids de la surcharge administrative et les pressions du « monde médiatique ». L’organisation est compliquée entre bovins viande et lait. Benoit veut continuer à « limiter les entrants » : il a diminué de 80% les engrais chimiques, de 50% les pesticides. Chaque ferme a un potentiel et il faut être bien entouré car la solitude pèse, qu’il ne peut pas embaucher car ses revenus ne permettent pas de sortir un salaire. Donc « on se noie dans le travail et l’investissement » !
    __________
    1. Emission du 15 octobre 2020, Radio Saint Affrique.
    Ce texte est écrit à partir des interviews faites par Joseph Ulla. Merci à Michel de me les avoir transmis.
    Site pour télécharger :
    http://www.dissonances.ovh/paroles-de-paysan-ne-s/

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DOMINIQUE FOA

émission du 22/09/2020 nombre de lectures : 354 lectures

UN HOMME, UNE OEUVRE

Dominique Foa, dont notre émission va tenter de vous conduire à sa rencontre, a rejoint les étoiles il y a 10 ans.
Alors, ce sont ses amis qui vont vous donner à découvrir Dominique et à partager ses passions,  à travers leurs mots et leurs souvenirs.
Dominique Foa fut graveur, graphiste, peintre, potier, et reste un immense artiste. Forte et sensible, affirmée et poétique, puissante et simple, son œuvre est à son image.

Pendant une heure, sur Dissonances, ses amis artistes, réunis le temps d’une exposition-hommage, évoquent, chacun avec sa sensibilité, leur ami et artiste Dominique Foa.

Sur le sol argileux de la mémoire,
Tes colombes ont laissé leurs empreintes.
Encore aujourd’hui,
On entend tintinnabuler leurs pas sur la céramique.

                               poème de Nuria Prats Font

DF

L’ exposition hommage « De la toile à la terre », dont Bernard Cauhapé et Christine Bru, sont à l’initiative, est accueillie par la mission départementale Aveyron Culture à la galerie Sainte Catherine à Rodez jusqu’au 19 septembre 2020.

Vous pouvez y découvrir les peintures et les cérémiques de Dominique Foa ainsi que les œuvres-hommage réalisées par ses amis artistes : Mélie Cauhapé, Stéphane Got, Sylvie Gravellard, Michel Julliard, K.O.P, Gérard Marty, Judy O’SHea, Mike O’Shea peinture (San Francisco USA), Nuria Prats Fons, Finucha Prats Fons (Catalogne Espagne), Jean-Michel Prêt, Richard Vincent

POUR ALLER PLUS LOIN :

Exposition à Montlaur (foyer Magali) au coeur du Rougier, dans le sud Aveyron.

Peintures et sculptures de Dominique Foa du 28 septembre au 4 octobre 2020 de 14 h à 18 h ou sur réservation au 05 65 99 80 76. Entrée libre.

Ateliers de pratique artistique en lien avec les oeuvres de Dominique Foa.
Samedi 3 octobre 2020 de 10h à 17h.
Des ateliers, sur le thème de l’art postal (mail art), seront conduits par Sylvie Gravellard, céramiste et par Bernard Cauhapé, plasticien avec en préambule, la présentation de l’art postal par Michel Julliard, peintre.
Renseignements et inscriptions :
Sonia Reynes – 05 65 73 80 60 – s.reynes@aveyron-culture.com

COULEUR MUSICALE :

– Les vrais amis, Julos Beaucarne ;
– La chanson du potier, Mouloudji ;
– Voir un ami pleurer, Jacques Brel ; interprétée par Arno ;
– J’m’envolerai, Graeme Allwright ;


Cette émission, réalisée par Josef Ulla,  est diffusée sur les antennes de Radio Saint Affrique mardi 22 septembre à 18h, mercredi 23 septembre à 8h et samedi 26 septembre à 16h.

1 commentaire

  • par : anne foa le : 02/10/20 à 20:18

    merci c'est tout bon

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